Tourisme autour de Meyrueis à l'époque

Meyrueis en LozèreMeyrueis (706 m.), 1.045 habitants, pittoresquement assis à l'entrée du cagnon de la Jonte, au confluent de cette rivière avec la Brèze et le Bétuzon. Le paysage de Meyrueis est tout à fait curieux par le contact et le contraste des causses calcaires et dénudés avec les montagnes schisteuses et verdoyantes qui se rattachent à l'Est à l'Aigoual. Par sa situation à la jonction de ces deux régions, entre l'Aigoual et les gorges du Tarn, Meyrueis est un centre touristique de premier ordre, tant pour les automobilistes que pour les marcheurs qui peuvent excursionner dans toutes les directions. Meyrueis fut le berceau des puissants barons de Roquefeuil qui, au XIII°, régnèrent sur toute la montagne. d'Anduze à Millau.

Services automobiles : Pour Millau; Sainte-Enimie et Mende; Florac; L'Espérou, Valleraugue et Le Vigan.
Hôtels: Hôtel du Château d'Ayres, à 1 km Nord-Est (hôtel de villégiature dans château ancien, cadre agréable; vaste parc, tennis, piscine, prairies, bois; 32 chambres; tél. 10).
Hôtel d'Europe, quai d'Orléans (50 chambres; tél. 5).
Hôtel de France, quai Sully (33 chambres; tél. 7).
Hôtel Les Sapins (15 chambres; tél. 40).
Hôtel de la Terrasse (18 chambres; tél. 24).
Villas et appartements meublés: S'adresser au Syndicat d'Initiative dans la tour de l'Horloge (en saison: tél. 44).
Autos de louage.

Un quai et une place ombragée de platanes bordent la rive gauche du Bétuzon, franchi par plusieurs passerelles, et forment le centre animé de Meyrueis: monument aux Morts, par Verdier. Tour de l'Horloge restaurée, à l'angle du Bétuzon et de la Jonte. Deux anciennes portes de ville accèdent à une ruelle parallèle au quai. Sur la rive droite du Bétuzon: église catholique de 1663, agrandie en 1858, et temple protestant, de forme hexagonale. Meyrueis possède un périmètre de reboisement de 1.090 hectares. La ville est dominée par un rocher haut de 70 m., qui porte la chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours (montée en 15 min.), construite sur l'emplacement d'un castrum, auquel succéda une forteresse.

Les environs de Meyrueis.

Meyrueis en Lozère1° Aven Armand (11 km 2 Nord-Ouest): on s'y rend par la route de Sainte-Enimie (N. 586).

2° Grotte de Dargilan (8 km 5 Ouest-Nord-Ouest par route étroite). On sort de Meyrueis par la route de l'Aigoual et on prend la première route à droite qui, très sinueuse, s'élève au-dessus du cagnon de la Jonte (belle vue sur le bassin de Meyrueis). Sérigas (927 m.), hameau où l'on débouche sur le causse Noir. Dargilan, hameau suivi d'une descente rapide, par un chemin pierreux. La grotte de Dargilan, une des plus belles connues, surtout pour ses stalactites, s'ouvre à 860 m. d'altitude dans la grande falaise dolomitique du causse Noir, sur une terrasse à 255 m. au-dessus de la rive gauche de la Jonte: très beau panorama sur le cagnon. Découverte en 1880 par un pâtre qui poursuivait un renard, puis explorée par Martel, Gaupillat et Fabié en 1888, elle est aujourd'hui commodément aménagée et éclairée à l'électricité. A proximité de l'entrée se trouve le pavillon du directeur et des guides (rafraîchissements; cartes postales, livres sur la région des causses).

Visite: Meyrueis en LozèreDu 1er avril au 15 octobre, de 9 h. à 12 h. et de 13 h. à 18 h.; entrée, 200 fr. par personne (conditions spéciales pour groupes); durée, 1 h. à 1 h. 15; parcours aménagé, 1 km 5. Le parcours actuellement aménagé, !ong de 1.500 m., réunit en un circuit les parties les plus remarquables des trois galeries. On pénètre immédiatement dans la grande salle ou salle du Chaos, d'où rayonnent les trois branches principales qui composent la grotte. Cette imposante caverne elliptique mesurant 110 m. de longueur, 60 m. de large et 40 m. de haut, est une salle d'effondrement dont la formation est postérieure à celle des autres salles formées par érosion. Elle contient de courtes colonnes en formation: remarquer la Quenouille, en fuseau.

La salle de la Mosquée est remarquable par ses belles concrétions "vivantes", c'est-à-dire toujours en cours de formation sous l'action de la goutte d'eau tombant de la voûte, qui leur donne un aspect luisant. La salle Rosé doit son nom à des concrétions translucides délicatement teintées, rappelant certains marbres.
La descente dans les galeries profondes, qui se fait par une cassure naturelle, est la partie la plus saisissante de la visite. On suit le couloir de la Grande Cascade, en longeant une immense paroi de 100 m. de long sur 40 m. de haut, entièrement recouverte d'une riche draperie aux colorations prononcées. On arrive à la salle du Lac, dont la petite nappe d'eau bleutée est animée d'un frémissement continu par la chute de grosses gouttes d'eau. La visite se termine sur la vision inoubliable du Clocher, superbe tour tout entourée de colonnettes qui se dresse au centre d'une salle arrondie dont elle rejoint la voûte, haute de 22 m. Au pied du Clocher, on se trouve à 65 m. de profondeur par rapport à l'entrée. De la grotte, un sentier escarpé permet de descendre en 30 min. dans la vallée de la Jonte où l'on rejoint la route N. 596, à 5 km 3 de Meyrueis.

Meyrueis en Lozère3 ° Gouffre de Bramabiau. Sud-Est par la route de l'Aigoual; 3 h. à pied en remontant la vallée du Bétuzon jusqu'au hameau le Villaret d'où, par un ravin latéral au Sud, on gagne la Croix de Fer. Petit col situé sur l'arête Ouest de l'Aigoual. De ce col, on descend directement en quelques instants sur la route où se trouve le pavillon du gardien.

4 ° Mont Aigoual. Superbe excursion de 31 km 5 par la route. De l'Aigoual, il est très recommandé de redescendre à Meyrueis à pied: soit par le col de la Croix-de-Fer et la vallée du Bétuzon, soit par les crêtes, soit par la vallée de la Brèze.

5 ° Nîmes-le-Vieux (au Nord-Est; 11 km 5 par la route, puis 3 km 5 à pied). On suit la route N. 596, vers Florac, jusqu'au (11 km 5) col de Perjuret. Du col, un chemin de chars de 3 km 5 conduit au hameau de Veygalier, à proximité du chaos dolomitique de Nîmes-le-Vieux, découvert par P. Arnal en 1908. Ce chaos s'étend sur 4 km et compte des rochers atteignant 50 m. de hauteur.

6 ° Saint-André-de-Valborgne (30 km Est: très curieux itinéraire empruntant la route qui, au Moyen Age, faisait communiquer le Rouergue avec la Gardonnenque; recommandé aux piétons qui veulent gagner Nîmes en traversant les Cévennes; la route est très mal entretenue entre Gatuzières et Cabrillac). On suit sur 6 km, jusqu'à Gatuzières, la route de Florac: là, on prend à droite et on continue de remonter par un chemin de chars la haute vallée de la Jonte. Cabrillac, hameau où on coupe la route de l'Aigoual à Florac. On passe par un petit col de la vallée de la Jonte dans celle du Trépaloup. Les Fonts, ancien château destiné à la protection et au refuge des voyageurs. On remonte pour redescendre dans la vallée du Tarnon qu'on franchit pour remonter à nouveau. Col des Salidès (1.050 m.), aux pentes schisteuses couvertes de genêts: on y traverse la Grande Draille de l'Aigoual au mont Lozère. Du col, un raccourci en lacets, à droite, gagne directement la N. 107 qui mène à (30 km) Saint-André-de-Valborgne.

Meyrueis en Lozère7 ° Gorges du Tarn et de la Jonte (magnifique circuit de 85 ou 118 km). De Meyrueis, la route N. 586 remonte la pittoresque vallée du Bétuzon jusqu'au (59km) château de Roquedols, à gauche, des XVI°et XVII°. De là, par de grands lacets sous bois, elle s'élève sur le causse Noir dont elle atteint le rebord au (62 km 5) bout de la Côte, à 1.012 m. d'altitude, et dont elle traverse l'extrémité orientale. Col de Montjardin (1.060 m.), où l'on passe brusquement du causse calcaire dans le massif schisteux et granitique de l'Aigoual.

La route redescend, domine à droite l'installation de la mine de Villemagne (plomb argentifère) et le village de Saint-Sauveur-des-Pourcils, et offre à droite une belle vue d'enfilade sur la haute vallée du Trévezel et le château d'Espinassous. Puis elle court sous bois, en une sinueuse courbe de niveau, au-dessus du Bramabiau et au pied de la longue arête Ouest de l'Aigoual (arête de la Croix-de-Fer).

Meyrueis en LozèreA la sortie de la forêt, vue intéressante, à droite, sur l'issue du Bramabiau. Baraque du guide de la rivière souterraine de Bramabiau (visite de la Pentecôte au 30 septembre; durée, 1 h.; 100 fr. par personne), une des curiosités naturelles les plus caractéristiques de la région des causses. La rivière souterraine de Bramabiau (brame-bœuf), nom tiré du bruit que font ses eaux quand elles sont en erue est un des accidents les plus curieux de la région des Causses. Signalées pour la première fois en 1838 par le pasteur Frossard, elle n'a été explorée qu'en 1888 par Martel et Gaupillat.

Le plateau de Camprieu, constitué par les calcaires bruns de l'infralias, est un petit causse, plaqué intimement de trois côtés aux montagnes granitiques avoisinantes et érodé au contraire à l'Ouest en un front abrupt qui tombe par un à-pic de 120 m. sur la vallée de Saint-Sauveur-des-Pourcils. Le ruisseau du Bonheur, descendu de l'Aigoual, s'était primitivement creusé à travers ce causse an modeste lit sinueux, encaissé d'une vingtaine de mètres, et venait s'abîmer du haut du causse (ancienne entrée} dans la vallée inférieure.
Aujourd'hui, le Bonheur ayant abandonné son ancien lit supérieur, s'engouffre (entrée actuelle) en amont dans les fissures du calcaire et, après un cours souterrain long de 700 m., vient ressortir au pied de l'escarpement du causse sous la forme d'une cascade bruyante. De là, elle coule à l'air libre dans la riante vallée de Saint-Sauveur-des-Pourcils et se jette à 5 km plus loin dans le Trévezel, affluent de la Dourbie. La rivière souterraine a son origine à 1.095 m. d'altitude et son issue à 1.005 m., soit une différence de 90 m. Près de 10.000 m. de couloirs latéraux ont été successivement reconnus par Mazauric (1890-93) et de Lapierre (1924-1933).

Meyrueis en LozèreObservations:
La visite de l'issue de la rivière est seule organisée et pratiquée actuellement. Les touristes curieux se renseigneront sur la praticabilité de l'entrée qu'ils visiteront à leurs risques et périls. Le parcours complet de la rivière ne peut être fait que par des spéléologues parfaitement entraînés.

Visite de la sortie. De la maison des guides, un agréable sentier sous bois descend au bord du Bonheur que l'on franchit sur une passerelle. De là le sentier conduit au fond de l'Alcôve, où la rivière souterraine ressort au jour dans un cadre grandiose de hautes falaises brunes (curieux ossuaire néolithique); la cascade de sortie ou Première Cascade, haute de 10 m., se précipite d'une haute fissure zébrant la falaise. Une galerie taillée dans le rocher et munie d'une rampe de fer permet de remonter la fissure, qui a jusqu'à 40 m. de hauteur, sur 150 m., jusqu'à la salle du Havre (15 à 20 m. de diamètre) et de voir la 2e et la 3e cascades; au retour, surprenant effet de contre-jour.

Meyrueis en LozèreVisite de l'entrée (actuelle et ancienne). L'entrée, ou grand tunnel, est un portail, large de 20 m., haut de 12 m. et long de 75 m., d'une régularité étonnante. Il est généralement à sec en été, tout le Bonheur se perdant alors à 100 m. en amont dans les fissures de son lit. Au milieu du tunnel, à droite, et au ras du sol, s'ouvre le trou de la Trouche, du nom d'un individu qui s'y tua en 1888. A l'extrémité du tunnel, la voûte s'est effondrée, créant un aven large et profond de 20 à 25 m. qui s'ouvre à la surface du plateau.
De là, on pénètre dans une salle longue de 60 m., haute de 10 et large de 15. Dans la paroi gauche, cinq fentes parallèles forment la seconde perte du Bonheur et mènent avec difficulté au labyrinthe des galeries latérales. Revenant à l'entrée et suivant l'ancien lit supérieur du Bonheur, on traverse à pied sec un tunnel long de 40 m. qu'il avait foré, dit tunnel de la Baume ou Trou aux Renards. En s'avançant au-delà de ce tunnel jusqu'au rebord de l'escarpement, on jouit d'un coup d'œil saisissant sur l'Alcôve et !a cascade de sortie de Bramabiau.Meyrueis en Lozère

Au-delà, la route N. 586 franchit le Bonheur et remonte légèrement. Bifurcation de Camprieu, où s'embranche à droite la route de la vallée du Trévezel. La route de l'Aigoual remonte le haut vallon du Trévezel à travers une belle forêt. Bifurcation où s'embranche à gauche la route directe du col de la Serreyrède, plus courte de 6 km.

Cette route traverse un plateau de grès, s'élève à travers de belles hêtraies et de verdoyantes mélézaies, puis domine à gauche le vallon du Bonheur et les ruines de son prieuré (chapelle romane ruinée).

La route N. 586 continue de remonter en forêt la haute vallée du Trévezel, la franchit par un grand contour et s'élève en lacets. Col de Faubel (1.290 m.; de Faou-bel, le beau hêtre), qu'une route forestière tracée à travers la forêt de Miquel relie au col de la Serreyrède. Ferme de Montlau: on laisse à droite la route de Saint-Jean-du-Bruel, puis celle du Vigan.

Meyrueis en LozèreL'Espérou (1.230 m.; cars pour Meyrueis et Le Vigan; Hôtel du Parc, 34 chambres, tél. 5; Touring, 6 chambres; chalet universitaire; chapelle catholique et temple protestant), hameau de la commune de Valleraugue situé près du col de l'Espérou, au point de jonction du chaînon de l'Espérou avec le faîte des Cévennes, ligne de partage des eaux Océan-Méditerranée. Très aéré, entouré de pâturages que bordent les forêts de l'Aigoual et de Montais, c'est une délicieuse villégiature d'été fréquentée par les Nîmois et, en hiver, un petit centre de courses en ski. De longues promenades sous bois, peu accidentées, par routes ou sentiers très bien entretenus, font le plus ravissant contraste avec les causses d'une part et avec les garrigues d'autre part.
Excursions. De L'Espérou on suit à volonté, au Sud-Est, l'étroite crête de l'Espérou (sans difficultés) qui s'abaisse peu à peu, offrant de superbes vues plongeantes au Nord sur la haute vallée de l'Hérault, au Sud sur le ravin du Coudoulous, vers Le Vigan, sans préjudice d'une vue d'ensemble sur le versant Sud des Cévennes.

Maison forestière de Montais et montagne d'Aulas (au Sud; beau circuit forestier; 5 km à pied). On suit un instant la route de Vallerauge pour prendre bientôt à droite la route forestière de Montais. Col et maison forestière de Montais (1.320 m.), d'où l'on gravit aisément en 15 min. le sommet de la montagne d'Aubas (1.422 m.).
De la maison forestière on va en 25 min. Sud-Sud-Est, par chemin, à la cascade d'Orgon qu'on domine du haut d'une passerelle. De la cascade on suit, au Sud, le superbe sentier d'Orgon, taillé en courbe de niveau à travers les pentes abruptes des calles de Grimal. Ce sentier aboutit (1 h. de la maison forestière) au col de la Broue, sur la route du Vigan, à 10 km 5 de L'Espérou.

Meyrueis en LozèreGorges de la Dourbie et du Trévezel (à l'Ouest-Sud-Ouest; très beau circuit de 78 km).
De l'Espérou a Nant par les gorges de la Dourbie (37 km; itinéraire de retour recommandé aux touristes effectuant le circuit de l'Aigoual au départ de Millau: 69 km de L'Espérou à Millau.) On suit la route de Meyrueis sur 1 km, jusqu'à la ferme de Montlau où l'on prend à gauche la route D. 51 qui descend le vallon supérieur de la Dourbie, en se maintenant à une certaine hauteur au-dessus de la rive droite: le torrent coule dans un paysage alpestre, entre des versants de pâturages jonchés de blocs granitiques.

Dourbies (900 m.), 524 hab., au-delà duquel la route s'élève sinueusement à travers de magnifiques châtaigneraies, au-dessus de la sauvage gorge granitique où coule la Dourbie. On atteint à 991 m. d'altitude la crête qui sépare les vallées de la Dourbie et du Trévezel, et la route redescend doucement. Col de la Pierre-Plantée (883 m.), qu'une route relie à Trêves (5 km 5 Nord-Nord-Est). On suit un moment la crête, puis commence une longue descente sinueuse: vues superbes, à gauche, sur les gorges de la Dourbie taillées dans les schistes noirs et qu'on domine de très haut, tandis que, sur la droite, s'élève le rebord calcaire du causse Bégon. On découvre bientôt, en avant, de belles vues sur le bassin de Saint-Jean. Saint-Jean-du-Bruel (520 m), d'où l'on descend la vallée de la Dourbie jusqu'à (37 km) Nant.

De Nant à l'Espérou par les gorges du Trévezel (41 km par route étroite et médiocre comme sol). De Nant, on suit sur 5 km la route N. 591 vers Millau, en continuant de descendre la vallée de la Dourbie. On quitte la route de Millau pour prendre à droite celle de Trêves qui franchit la Dourbie au pied du rocher dolomitique sur lequel est bâti le pittoresque hameau de Cantobre et qui domine le confluent du Trévezel. La route s'élève par quelques mauvais lacets. Cantobre, au-delà duquel on va remonter sur plus de 20 km les gorges du Trévezel qui séparent le causse Noir, au Nord, du causse Bégon, au Sud.

Meyrueis en LozèreTrêves (565 m.; cars pour Saint-Jean-du-Bruel et Le Vigan), 241 habitants, entouré de toutes parts par des pentes boisées que couronnent des falaises dolomitiques; modeste église romane. A 2 km Est, à flanc de montagne, curieuse grotte de Saint-Firmin, aménagée et fortifiée dès le haut Moyen Age: on la voit de la place du village. A 1 km en aval, au bord du torrent, grotte de la Verrerie, avec stalactites. Une route très dure relie Trêves au col de la Pierre-Plantée (5 km 5 Sud-Sud-Ouest). En amont de Trêves, la vallée se rétrécit et la route traverse le pas de l'Ase, gorge profonde de 400 m., dominée sur les deux rives par trois étages de rochers dolomitiques d'un rouge intense. A gauche, au bord du causse, château d'Espinassous. La Mouline, hameau. La route, laissant à gauche le château de Coupiac, s'élève en lacets à travers de beaux bois parsemés de rochers granitiques. Camprieu (1.100 m.), hameau de Saint-Sauveur-des-Pourcils, sur un petit plateau dominé par la grande arête Ouest de l'Aigoual; menhir surmonté d'une croix de fer. Jonction avec la route N. 586, qu'on suit à droite jusqu'à (41 km) L'Espérou.

La route de l'Aigoual s'élève au-dessus de L'Espérou et vient longer à droite le précipice sauvage, profond de 800 m., raviné par les eaux torrentielles, au fond duquel se forme l'Hérault, bondissant en une belle cascade. De l'autre côté du gouffre se dresse le sommet de l'Aigoual avec son observatoire. Magnifiques reboisements.

Meyrueis en LozèreCol de la Serreyrède (1.306 m.) et maison forestière (poste de secours; téléphone avec l'observatoire, Valleraugue et Meyrueis), admirablement située sur une étroite arête entre l'énorme cirque où naît l'Hérault, à l'Est, et le vallon où naît le Bonheur, à l'Ouest: la maison a ses murs recouverts de lames de zinc; son toit de tuiles vitrifiées écoule les eaux de pluie, d'un côté vers l'Océan, de l'autre vers la Méditerranée. Près de la maison, une fontaine, surmontée d'un distique latin qui met le voyageur en garde contre la fraîcheur de l'eau, a été aménagée par les Forestiers. Deux monuments se dressent, en outre, de part et d'autre de la route: un obélisque rappellant que ce passage fut aménagé pour les piétons au XI° par les soins du prieuré de Bonheur et ouvert aux voitures en 1887; en face, un calvaire érigé en 1944 par les paroisses de L'Espérou et de Camprieu à la mémoire de leurs prisonniers et déportés.

Le col de la Serreyrède est traversé par la Grande Draille de l'Hérault, ou chemin de transhumance, suivi annuellement depuis des siècles au printemps et à l'automne, par près de 30.000 moutons se rendant du Languedoc vers les pâturages d'été des montagnes de l'Aubrac. Partie de Ganges, cette voie aborde les Cévennes à Pont-d'Hérault; elle escalade le Gap de Coste (1.333 m.), passe aux cols de l'Espérou et de la Serreyrède, traverse l'Aigoual, descend au col de Cabrillac, au col de Perjuret, traverse le causse Méjean, le Tarn à La Malène, le causse de Sauveterre, arrive au Lot par La Canourgue, passe à Saint-Germain-du-Teil, aux Salces, au Montasset (1.406 m.) où elle aborde l'Aubrac. Elle suit en général les crêtes pour éviter les difficultés des passages de torrent et les dégâts des cultures. C'est un chemin déboisé, herbeux ou caillouteux, large de 50 à 100 m.; c'est un parfait chemin pour le tourisme à pied, avec des vues, des ombrages et pas de poussière.

Meyrueis en LozèreExcursions.
Du col de la Serreyrède, on peut rayonner à pied dans toutes les directions.
A l'Est se détache un sentier escarpé qui descend dans le précipice de l'Hérault naissant, jusque devant la belle cascade de l'Hérault (env. 35 min. aller et retour). Le col de la Serreyrède est relié au col de Faubel (2 km Sud-Ouest environ) par une route forestière tracée à travers la forêt de Miquel. Cette route longe au passage une pépinière alpine établie par l'Université de Montpellier à la source du Trévezel, dans une prairie tourbeuse. Du col de la Serreyrède à Bramabiau et à Meyrueis par le col de la Croix-de-Fer. Au-delà du col de la Serreyrède, la route de l'Observatoire se développe en forêt à une grande hauteur, offrant une superbe vue d'enfilade sur la haute vallée de l'Hérault. On passe au-dessous du Grand Hôtel où l'on monte à gauche par une rampe carrossable, à l'entrée de laquelle un petit monument a été érigé en 1909 à Georges Fabre, ancien conservateur des Forêts: c'est à lui que sont dues la restauration du massif de l'Aigoual par le reboisement (1875-1908) et la création de l'Observatoire.

Meyrueis ou Bramabiau par le col de la Croix-de-Fer (3 h. 15 pour Meyrueis à la descente, 4 h. 15 à la montée). On gagne le col de la Ser­reyrède et on suit sur 500 m. la route directe de Meyrueis, à dr. Par un sen­tier, on descend alors à la ferme du Bonheur: chapelle romane ruinée de i'ancien prieuré de ce nom, fondé en 1002, où étaient recueillis les voyageurs égarés. De là, tantôt par une rive, tantôt par l'autre, on descend le vallon du Bonheur jusqu'à hauteur de Camprieu, puis on s'élève au Nord-Ouest. Col de la Croix-de-Fer (1.160 m. env.). A 1 km 5 Ouest, le signal de la Fageale (1.327 m.) offre un très beau panorama (bassin de Meyrueis, les causses, le mont Lozère). Du col, on descend en 5 min., au Sud-Ouest, à la maison du gardien du gouffre de Bramabiau. Pour gagner Meyrueis, on descend directement, au Nord, dans la vallée du Bétuzon. On atteint le torrent au hameau de Villaret, d'où il n'y a plus qu'à suivre jusqu'à Meyrueis.

Meyrueis en LozèreMeyrueis par les crêtes (descente 3 h. 15: montée 4 h. 15; itinéraire recommandé). On remonte l'arête Ouest de l'Aigoual qui forme le versant droit de la vallée du Bonheur. On parvient ainsi au (45 min.) col de la Caumette (1.450 m.), entre le sommet du Calcadis (1.474 m.) au Nord-Est et le sommet de la Caumette (1.493m.) au Sud-Ouest; refuge-abri en pierre; immense panorama au Sud. Par un grand lacet à gauche on descend les pentes abruptes où naît le Bétuzon et par un autre lacet à droite on vient passer sur la rive droite, où commence le chemin de crête, entre la vallée du Bétuzon à gauche et celle de la Brèze à droite. Laissant le chemin franchir la crête et tourner au Sud-Est pour descendre au pont de la Brèze, on continue de suivre la crête, versant Bétuzon, puis versant Brèze, pour éviter des escarpements rocheux; très belles vues sur le causse Noir, le causse Méjean, la vallée de la Jonte et enfin Meyrueis. A gauche, au fond de la vallée du Bétuzon, château de Roquedols. On aboutit dans Meyrueis même, près de l'église.

Meyrueis par la vallée de la Brèze (descente 4 h. 15; montée 6 h.). On suit sur 1 km la route de l'Observatoire et on prend à gauche un chemin qui remonte vers la Grande Draille. Col de Prat-Peyrot (1.430 m.) et rejuge Robert, cabane-abri sur la crête des Cévennes, d'où l'on pourrait, à droite, par la Grande Draille, aller aux sources de la Brèze, ou, au-delà, à l'Observatoire. On laisse à gauche une route qui, par le col de la Fosse-aux-Loups (1.440m.) rejoint en 15 min., au col de la Caumette, la route du Bétuzon. Le sentier fait des lacets sur la rive gauche de la Brèze à travers des pelouses en pentes rapides, puis sous de belles futaies de hêtres. Pont de la Brèze (1.250 m. env.), d'où un sentier, à droite, monte en 1 h. 25 au sommet de l'Aigoual, et une route, à gauche, mène horizontalement à la maison forestière de Valbelle. On suit désormais la rive droite dominée par de jolies montagnes boisées. On quitte la grande forêt domaniale de l'Aigoual. Les Oubrets (1.027 m.), hameau. Sur la rive gauche, forêt de pins plantée en 1864, le plus ancien reboisement de la Lozère. Campis (806 m.), hameau. Mines de plomb argentifère de Pourcarès. Rivecenès. La route traverse la Brèze près de son confluent avec la Jonte et aboutit à Meyrueis.

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